Elle part chercher du pain, elle se retrouve avec des pins

Daily City Le Canard / fait divers

par Sophie Styckation, paru le mercredi 22 mars 2017

Quel cauchemar pour Madame Champignole.


Madame Champignole, qui habite à Saint Marc des Fossés dans la Drôme, ne pouvait pas se douter de l’aventure abracadabrantesque qu’elle s’apprêtait à vivre en allant chercher un pain à la boulangerie du village.


11h07.

Comme tous les mardis, Monique Champignole, 54 ans, couturière, se rend à pied à la boulangerie « Le vol au vin » de son village pour s’approvisionner en pain frais. A l’instant où elle demande à la boulangère « un pain pas trop cuit, s’il vous plaît » et que cette dernière lui répond « et avec ça ? », un vacarme assourdissant fait de pétarades et de crissements de pneus assourdit les deux femmes présentes dans la boutique.


 J’ai dû voler cette voiture

D’une voiture qui vient de se parquer à l’extérieur [l’intérieure eût été étrange, non NDLR], sort, effrayée et en pleurs, une jeune femme qui accoure à l’intérieur, entre-ouvre la porte et s’adressant à la boulangère, lui dit : « s’il vous plaît, venez m’aider, j’ai dû voler cette voiture car un homme est en train de faire une crise d’apoplexie sur la route, il a sonné à ma porte et il est tombé dans mon jardin et je n’arrive pas à appeler les secours, car les téléphones sont en dérangement, alors j’ai pris sa voiture alors que je ne sais pas conduire, j’aurais besoin qu’on les rappelle et qu’on me ramène chez moi car j’ai laissé mon bébé à la maison. » La boulangère dit « mon téléphone est en dérangement. Et c’est que j’ai des clients Madame », puis s’adressant à Monique « Madame, peut-être que… ». Monique se retrouve coincée et accepte de reconduire la jeune femme chez elle, tout en prévenant les secours grâce à son téléphone portable. La boulangère lui promet de lui faire livrer son pain frais « offert par la maison, directement chez vous».

Monique se résigne et monte en voiture. Sur place, le bébé va bien mais pas le vieil homme à la voiture qui est évacué par hélicoptère.

Pendant ce temps-là, il est déjà 13 heures et c’est l’heure pour la boulangère de fermer ses portes. La boulangère se souvient alors qu’elle a promis à Monique un pain sauf qu’elle les a tous vendus… Elle demande alors à son dernier client, un pépiniériste du village voisin dont la femme est aussi boulangère [mais pas pâtissière, NDLR] qui vient de lui acheter une forêt noire, s’il ne peut pas apporter deux pains à l’adresse d’une cliente.

Monique doit se contenter de regagner son domicile à pied. Elle passe dépitée devant la boulangerie qui a les rideaux fermés, arrive chez elle à 14 heures. Lorsqu’elle arrive chez elle, elle est très étonnée de voir trôner, contre sa clôture, deux pins de deux et trois mètres de haut en pot. Elle s’affaire autour pour en connaître le propriétaire, mais rien. Et son pain n’est pas là.


 De l’eau dans son vin

UN PAIN DEVANT DES PINS DANS UNE AMBIANCE CAMPAGNARDE

C’est en fin de soirée que Monique a compris la bévue du pépiniériste qui avait mal compris la demande de la boulangère, désormais condamnée à payer 230 euros pour les pins ou 60 euros pour les reprendre, compte-tenu des frais de transports, Monique refusant de régler la note. Car dans tous les cas, même si c’est la faute du pépiniériste la boulangerie « le vol au vin » devra mettre de l’eau dans son vin !


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Sophie Styckation

Responsable de la Création




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